On ne m'a pas demandé mon avis, mais je le donne…

…Quelques traces…

   jan 31

Cot, cot, cot (3)

Dimanche 30 janvier 2011.

 

Première nuit de Citta Verde dans sa nouvelle maison. Les enfants insistent pour ouvrir le poulailler… Il faudra organiser un tour de rôle…

- Pourquoi on doit fermer la porte pour la nuit ?

- Pour la protéger des renards.


- Elle a fait un autre oeuf ?

- Pas encore. Peut-être tout à l'heure…


- Pourquoi elle ne sort pas ?

- On va s'éloigner, elle va sortir. (…) Tu vois, elle vient…


- Elle n'a pas froid ?

- Non, elle a son plumage d'hiver qui lui tient chaud.


- Pourquoi elle mange de la terre ?

- Elle ne mange pas la terre mais des petites graines qu'elle a trouvé sur le sol.

Reste à inviter quelques copines à se joindre à elle. Ce sera pour le printemps.

(…)

…Et un deuxième oeuf de Citta Verde. Le rythme est bon, ma poule…

Même le grand Maurice lui a dédié une chanson… Ici


   jan 30

Cot, cot, cot (2)

Samedi 29 janvier 2011.

Définir un lieu pour l'enclos (finalement nous optons pour un lieu temporaire juste à côté de la maison), aller chercher quelques matériaux pour construire le poulailler (allons au plus facile, choisissons le préfabriqué), empoigner la masse, quelques piquets de bois et récupérer un treillis un peu usagé mais qui fera l'affaire… Un peu de temps, d'énergie et voici le travail : - Mais où m'emmène-t-il ?

- Voulez-vous bien retirer votre main, monsieur  ?

-Il faut reconnaître que c'est spacieux.

- Enfin, je peux me dégourdir les pattes.

Une petite visite de contrôle en fin d'après-midi. Citta Verde nous a laissé un petit cadeau en remerciement: son premier oeuf…


   jan 30

Cot, cot, cot (1)…

Vendredi 28 janvier 2011.

Fête du personnel chez ECOLO. C'est une tradition bien ancrée dans notre parti: une fois par an, on se retrouve entre nous (cela fait tout de même un paquet de monde) pour faire la fête. Grand cru, cette année, parce qu'il y a du monde, du plaisir, du rire et pas de mal de rencontres utiles et sympa. Un thème sert de fil vert durant toute la journée : les animaux de la ferme. L'équipe organisatrice avait voulu joindre l'utile à l'agréable le matin (en agrémentant une séquence qui se voulait formative d'un enjeu ludique par équipes) et agrémenter le repas et les traditionnels discours d'un Quiz sympa où s'affrontent les représentants des gagnants du matin (mais pourquoi moi ?) et les co-présidents. Ce fut serré, joyeusement bordélique de la part de l'animateur, mais voilà que notre équipe de challengers gagne "le magnifique lot"… Je vois ma partenaire d'équipe se réjouir de gagner un super voyage (c'est beau les rêves) et se défaire complètement lorsqu'elle voit arriver une poule domestique (gallus gallus domesticus) "Je vis dans un petit appartement"… A son regard et son refus d'empoigner l'animal, je comprends que je rentrerai à la maison, une poule sur les bras…

 

 

Me voilà donc avec un superbe gallinacé femelle que je vous laisse admirer…

Vite, lui trouver une caisse, la soustraire à la foule en délire qui déjà imagine des tas de recettes et cherche quelque casserole ou broche disponible…

Lui trouver un nom ? Va pour "Citta Verde"

Et tu vas en faire quoi ? Lui offrir le gîte et le couvert.

Retour à la maison un peu plus tard… Ma compagne et les enfants ont apprécié et Citta Verde  est devenue la nouvelle attraction familiale… Ouf..

Demain, avant de continuer la pose du carrelage dans la salle de bains, nous construirons l'enclos et le poulailler que nous avions de toute façon prévu pour le printemps…


   juin 10

Philippe Geluck se fâche dans Télémoustique.

http://www.telemoustique.be/tm/magazine/10590/Philippe-Geluck-En-Belgique-cest-devenu-irrespirable.html

J'aime bien cet artiste, sa créativité, son impertinence et son chat…

Je partage totalement son irritation quant aux extrémistes flamands, mais pas une partie de sa conclusion. Il a raison de se fâcher, de dénoncer l'extrémisme et ses dangers… Mais je refuse encore l'idée que la séparation est une voie acceptable… Pas par nostalgie de la "Belgique de papa" mais parce que je tiens au projet politique et culturel de faire vivre un destin commun à des humains qui se vivent différents… C'est aussi le projet fondamental de l'Europe… Et si certains extrémistes flamands sont bien les héritiers de ceux qui ont mis le monde à feu et à sang entre 1940 et 1945, je refuse que ces gens aient le dernier mot où que ce soit… Utopie ? Oui ! Celle d'un citoyen du Monde…

L'article m'a été envoyé avec le commentaire: "merci pour son courage"……….

Désolé, mais pour moi le courage est ailleurs, même si j'ai un grand respect pour ce que je perçois plutôt comme du découragement…

Le courage n’est pas de se laisser prendre au jeu des nationalistes flamands, mais de garder son sang froid, de se remettre à dialoguer avec les flamands les plus respectueux (il y en a), de tenter de trouver, quelles que soient les provocations inadmissibles, les solutions nécessaires au bien-être des populations du Nord et du Sud… D’aider aussi ces flamands les plus respectueux de pouvoir convaincre chez eux que le chemin avec nous est un bon chemin… Et pour cela reconnaissons que nous avons, collectivement, des efforts  à faire (La Wallonie et Bruxelles ont-elles toujours été bien gérées ?)

L’affrontement et les provocations tout azimuth renforcent les extrémistes des deux camps et le blocage de la situation. On le voit bien dans d’autres conflits (Palestine/Israël, par exemple). Il faut aussi du courage pour le dénoncer, surtout dans son propre « camp »… Ce qui n’empêche évidemment pas la fermeté sur les principes et valeurs auxquels nous tenons tous : la démocratie et son respect, la protection des plus faibles, la solidarité, la prise en compte des générations futures, le bien-être (qui n’est pas que le confort matériel), etc.

Et si nous ne réussissons pas cela ???

Le courage il en faudra encore et surtout quand on aura séparé Nord et Sud de la Belgique (reste à savoir comment on y arrivera) et que les ressources de la Wallonie et Bruxelles en seront diminuées d’environ 30%… Et qu’il faudra tout de même payer les pensions, l’assurance maladie-invalidité, le chômage, la relance économique (même verte), les infrastructures sanitaires, sociales, de mobilité, etc… Que lorsque la Wallonie parce que son économie même si elle va mieux sera encore en très grand retard sur la moyenne européenne et que l’on devra payer beaucoup plus pour financer nos investissements et aussi rembourser notre dette publique (un peu comme la Grèce ces derniers temps).

Je le redis: je comprends et partage le discours et le point de vue de Geluck. Moi aussi j'en ai marre des exclusives et exclusions, irrespects, vexations et autres « foutages de gueule »… Mais il me semble, bien modestement, que la piste pour en sortir est ailleurs que dans l'affrontement ou le découragement…

Pas simple, la Belgique, mais c'est aussi un peu pour cela qu'on l'aime bien…


   mai 14

ECOLO est-il à gauche ?

A lire la presse de ce jour, il semble que Thierry Bodson, secrétaire général de l'interrégionale wallonne de la FGTB (syndicat socialiste) se pose encore et toujours cette question et nous demande même de nous positionner clairement (cf Journal Le Soir de ce vendredi 14 mai en page 4). C'est une ritournelle connue en période électorale : tenter de faire croire que le PS est le seul parti qui protègerait les faibles…

Si être de gauche, c'est favoriser l'émancipation de toutes et tous et pas le clientélisme pour quelques uns;

Si être de gauche, c'est préférer l'équité et la justice sociale pour tous et non les passe-droits;

Si être de gauche c'est mettre en oeuvre des politiques de soutien aux plus fragiles, et ainsi permettre à toutes et tous l'accès à l'éducation, à la culture, à la formation, à l'amélioration du cadre de vie, à des soins de santé de qualité, à un logement bien isolé et adapté aux besoins, à une nourriture saine, tout cela dans le respect de la dignité de chacune et chacun;

Si être de gauche, c'est se rendre capable de travailler collectivement au bien commun et pas collectionner les mandats publics en vue de son enrichissement personnel;

Si être de gauche c'est développer le projet de construire avec la population une société solidaire ici et ailleurs, aujourd'hui et demain;

Si être de gauche, c'est remette en question notre société et ses dogmes productivistes/consuméristes, tout en étant capable aussi de se remettre en question;

Si être de gauche, c'est se donner des règles collectives de comportement qui balisent et orientent notre travail vers nos objectifs ("la fin ne justifie pas les moyens"), tout en ne versant pas dans la dérive totalitaire;

Alors, il n'y a pas de doute possible: ECOLO est clairement à gauche sur l'échiquier politique ! Ceci dit, résumer les enjeux politiques à ce seul axe gauche-droite, sans s'interroger aussi sur la nature complexe de la relation entre humanité et nature c'est prendre le risque de construire un projet politique qui croyant opter pour une prospérité largement et équitablement partagée, conduirait à la faillite non pas seulement de notre société, mais de notre humanité…

En conclusion, je voudrais citer cette petite phrase d'Edgar Morin, grand penseur de notre temps (dans "Pour sortir du XXème siècle", à la page 57): « Ni gauche ni droite ne sauraient être des attributs définitifs, intemporels, substantiels, invulnérables, donc métaphysiques. Ils doivent être périodiquement réexaminés, reformulés, sinon ces mots deviennent des étiquettes trompeuses, qui demeurent sur la bouteille après que le vin est devenu vinaigre. »


   mai 11

En campagne !

Nous ne l’avons pas voulue mais nous y sommes: la campagne électorale a démarré.

Tristesse ? Colère ? Défaitisme ? Non: espoir !!!

Dans le contexte de multiples crises que nous connaissons, ECOLO (ainsi que GROEN un peu plus au nord) se présente comme un parti proposant des solutions, et capable de prendre ses responsabilités.

Il y a BHV (qui révèle surtout une crise d’identité), la crise financière, la crise budgétaire, la crise sociale et économique, la (ou plutôt LES) crise environnementale (réchauffement climatique, perte massive de biodiversité, dégradation générale de la santé malgré une espérance de vie plus longue, …)

Les habituelles rustines sur le système qui défaille ne suffisent plus, le statut quo est impossible et la révolution radicale (le « grand soir ») ne mobilise pas les citoyens… En route donc vers la « transition écologique ».

La crise financière est un bel exemple de l’inefficacité des méthodes et pistes classiques. Le gouvernement Leterme (celui qui a précédé la 4ème démission) a « sauvé » les banques… La commission Barroso et le conseil européen (essentiellement composé de ministres libéraux et démocrates chrétiens) ont enfin mis en place un dispositif sensé protégé les pays fragilisés par leur dette. Mais l’un comme l’autre ont été incapables de réformer le système malgré les  nombreuses recommandations et promesses. A cause de cette incapacité, demain, nous pouvons revivre exactement les mêmes comportements irresponsables, et les mêmes conséquences désastreuses, à la différence que les finances publiques n’auront sans soute plus la possibilité de boucher les trous… Les populations qui auront du faire des efforts considérables suite au cynisme de quelques uns qui n’hésitent pas à s’enrichir sur le dos du plus grand nombre pourront-elles d’ailleurs encore longtemps supporter ces chocs à répétition ?

C’est donc avec urgence qu’il nous faut construire « autre chose ». En tant qu’écologistes, nous n’avons pas la vérité. nous proposons des pistes, innovantes, courageuses, responsables. Pas la voie de la facilité, mais un chemin vers du mieux être pour le plus grand nombre. Une campagne électorale, c’est le moment privilégié de débattre de tout cela.

A bientôt.


   avr 29

C’est la crise !

Le gouvernement fédéral vient de démissionner… Et la panique s’installe… Or, de nombreux responsables politiques continuent de travailler pour mener à bien les projets sur lesquels ils se sont engagés. C’est le cas, entre autres, des gouvernements et parlements régionaux et communautaires… Attention, cela ne suffit pas, des décisions importantes sont à prendre au niveau fédéral et cette crise est inopportune, malvenue et sans doute constituera en elle-même une difficulté supplémentaire dans la nécessaire solution qu’il faudra bien trouver… Mais si cela ne suffit pas, c’est en tout cas une invitation forte à ne pas céder à la panique et à bien identifier les « politiques responsables » que la population appelle…

Les écologistes ont indiqué qu’ils ne sont pas demandeurs de ces élections maintenant. Mais nous sommes prêts pour le débat électoral. Ce gouvernement s’éteint comme un feu en fin de combustion, quand il n’y a plus rien à brûler. C’est aussi le vide politique, l’absence de projet mobilisateur et l’incapacité à rencontrer les grands défis de notre temps qui s’en vont.

Si la campagne qui va bientôt démarrer doit indiquer une tonalité forte, je souhaite que celle-ci ne se résume pas à un débat sur la seule scission d’un arrondissement électoral et judiciaire. Pour cela, il faudra des politiques responsables et courageux (les écologistes revendiquent cette double caractéristique) mais aussi des citoyens qui ne démissionnent pas et qui se disent qu’une crise, c’est d’abord et avant tout l’opportunité de faire « autre chose et autrement »…


   mar 22

Economie sociale et sport…

Interpellation de ma part ce lundi, du Ministre Antoine. (Pour le texte complet, suivez le lien vers ma page ECOLO où toutes mes interventions sont répertoriées.)

L’idée qui sous-tend cette intervention est de permettre que les sociétés à finalité sociale investissent et s’investissent dans les petites infrastructures sportives en plus des pouvoirs publics et asbl.

Les communes sont souvent désargentées et ont de plus en plus de difficultés à créer et gérer des infrastructures sportives décentralisées. Je propose que des petites sociétés coopératives avec une finalité sociale puissent se créer dans laquelle les habitants, les associations de quartier, la commune ou le CPAS, les commerçants et entreprises établies dans le quartier ou le village puissent se réunir. Cette société pourrait apporter une partie des fonds nécessaires (capital, recours à l’emprunt), créer l’un ou l’autre emploi (concierge, animateur sportif, tenancier de la buvette, …) et garantir la bonne gestion, voire le développement de cette installation… Au fond, une forme solidaire du partenariat public/privé qui favorise l’engagement citoyen, la responsabilité collective et la pérennité des investissements…


   mar 22

Ambiance au Parlement …

Depuis quelques mois que je siège, j’apprends ce nouveau métier avec plaisir. Je découvre aussi d’attachantes personnalités, dans le groupe ECOLO, bien-sûr, mais dans les autres groupes également.

Quelques uns, pourtant, se distinguent par leur détestable manie d’incendier systématiquement tout ce qui est « vert »… C’est le cas depuis quelques jours d’un certain Claude Eerdekens, par ailleurs bourgmestre d’Andenne. Dinosaure socialiste, ce personnage représente un des derniers avatars d’une culture politique détestable.

On peut avoir des désaccords, c’est sain et cela suscite le débat démocratique. Mais celui-ci nécessite au minimum le respect et l’écoute. Tout le contraire des propos injurieux, mensongers, calomniateurs de ce triste sire. Le problème c’est que cela laisse des traces difficiles à effacer dans les images collectives…  Et pourtant… S’il est vraiment trop tôt pour tirer un bilan de notre action au sein des gouvernements et parlements, reconnaissons que l’on y travaille beaucoup et bien. La tâche est gigantesque et les défis immenses. Mais nous ne nous soustrairons pas à cette responsabilité de mener la transition écologiste pour plus de bien-être, d’équité, de durabilité, …

Plus les attaques sont stupides et injustes, plus elles nous motivent à mener notre combat et à remplir notre contrat avec l’électeur…


   déc 18

Prise de parole au Parlement Wallon le 10 décembre 2009.

Mr Noiret (Écolo) : – Madame la Présidente, je souhaite indiquer les raisons de mon abstention sur les votes qui concernent la transcription de la Directive « Services ».
Au-delà du fait que nous, écologistes, continuons de considérer que cette directive prend une mauvaise direction et procède d’une vision de l’Europe que nous ne partageons pas et avons fermement combattue, nous saluons les efforts du Gouvernement Wallon pour limiter au mieux les dégâts.
Je souhaite insister, par mon abstention, sur l’absolue nécessité de vigilance quant au suivi de la mise en œuvre de cette transcription. Nous avons déposé une résolution en ce sens et nous aurons l’occasion d’y revenir.
Vigilance aussi et insistance auprès du Gouvernement pour qu’à l’occasion de la Présidence belge de l’Union Européenne qui s’annonce, des initiatives concrètes soient prises afin que des convergences fiscales, sociales et environnementales puissent se constituer au plan européen. Convergences basées non pas sur le dogme de la concurrence débridée, mais sur les valeurs de solidarité ici, maintenant, avec nos concitoyens vivant sous d’autres latitudes, mais aussi les générations futures.