A lire la presse de ce jour, il semble que Thierry Bodson, secrétaire général de l'interrégionale wallonne de la FGTB (syndicat socialiste) se pose encore et toujours cette question et nous demande même de nous positionner clairement (cf Journal Le Soir de ce vendredi 14 mai en page 4). C'est une ritournelle connue en période électorale : tenter de faire croire que le PS est le seul parti qui protègerait les faibles…
Si être de gauche, c'est favoriser l'émancipation de toutes et tous et pas le clientélisme pour quelques uns;
Si être de gauche, c'est préférer l'équité et la justice sociale pour tous et non les passe-droits;
Si être de gauche c'est mettre en oeuvre des politiques de soutien aux plus fragiles, et ainsi permettre à toutes et tous l'accès à l'éducation, à la culture, à la formation, à l'amélioration du cadre de vie, à des soins de santé de qualité, à un logement bien isolé et adapté aux besoins, à une nourriture saine, tout cela dans le respect de la dignité de chacune et chacun;
Si être de gauche, c'est se rendre capable de travailler collectivement au bien commun et pas collectionner les mandats publics en vue de son enrichissement personnel;
Si être de gauche c'est développer le projet de construire avec la population une société solidaire ici et ailleurs, aujourd'hui et demain;
Si être de gauche, c'est remette en question notre société et ses dogmes productivistes/consuméristes, tout en étant capable aussi de se remettre en question;
Si être de gauche, c'est se donner des règles collectives de comportement qui balisent et orientent notre travail vers nos objectifs ("la fin ne justifie pas les moyens"), tout en ne versant pas dans la dérive totalitaire;
Alors, il n'y a pas de doute possible: ECOLO est clairement à gauche sur l'échiquier politique ! Ceci dit, résumer les enjeux politiques à ce seul axe gauche-droite, sans s'interroger aussi sur la nature complexe de la relation entre humanité et nature c'est prendre le risque de construire un projet politique qui croyant opter pour une prospérité largement et équitablement partagée, conduirait à la faillite non pas seulement de notre société, mais de notre humanité…
En conclusion, je voudrais citer cette petite phrase d'Edgar Morin, grand penseur de notre temps (dans "Pour sortir du XXème siècle", à la page 57): « Ni gauche ni droite ne sauraient être des attributs définitifs, intemporels, substantiels, invulnérables, donc métaphysiques. Ils doivent être périodiquement réexaminés, reformulés, sinon ces mots deviennent des étiquettes trompeuses, qui demeurent sur la bouteille après que le vin est devenu vinaigre. »