On ne m'a pas demandé mon avis, mais je le donne…

…Quelques traces…

   Mai 27

Lettre ouverte à mes compagnes et compagnons de luttes au sein d’ECOLO

Bonjour à toutes et tous,

Tout d'abord merci à ceux qui ont soutenu et participé à la campagne d'ECOLO pour les élections de ce 25 mai 2014. Merci, sincèrement, à celles et ceux qui ont voté pour ECOLO, pour notre programme et nos candidats. Merci aussi à ceux qui, en plus, m'ont témoigné leur confiance en rougissant le petit rond blanc en face de mon nom, sur la liste Europe.

Le résultat n'est pas à la hauteur de ce que nous espérions, inutile de s'en cacher ou d'annoncer qu'à tel ou tel endroit c'est un peu moins ou un peu plus… L'échec est là, il est général et il est significatif. Chacun d'entre nous est un peu sonné."Gueule de bois" est l'expression la plus entendue parmi nous ce lundi. C'est normal, d'autant que les conséquences humaines, sociales et politiques de cet échec vont se faire ressentir durement, parmi nous, certes, mais aussi, surtout, parmi la population, singulièrement les plus fragiles de nos concitoyens. Et ceci pendant 5 années qui risquent d'être longues. Nous devrons être aux côtés de ceux-ci et tenter de construire la société de la prospérité partagée avec eux en usant des moyens dont nous disposons encore : notre présence sur le terrain local, dans les associations, sur les terrains de luttes et de solidarité est plus que jamais essentielle…

manifEurope

Il nous reste une autre responsabilité à exercer : nous avons la capacité d'apprendre de nos échecs, nous l'avons prouvé par le passé. Nous avons la capacité de porter une analyse sans concessions, sans faux-fuyants, sans tergiversations, afin à la fois de bien prendre la mesure de ce qui s'est passé, de nos responsabilités individuelles et surtout collectives, des erreurs que nous avons pu commettre, des aveuglements parfois sur nous-mêmes et notre manière de "faire de la politique".

Ce n'est pas notre bonne volonté qui est ici en cause, mais notre efficacité. Ce ne sont pas nos idées ou nos projets qui sont en cause, mais notre manière, parfois, de les porter vers nos concitoyens. Un échec de ce type est toujours lié à des causes diverses (multifactorielles) et trouve sa source aussi bien dans des éléments exogènes (contexte) qu'endogènes (où notre propre responsabilité est engagée). Ayons le courage d'aborder cela sereinement mais fermement. C'est là que nous puiserons notre capacité à "rebondir" durablement, à retrouver le chemin de la confiance. Celle que nous nous devons à nous-mêmes et entre nous, mais aussi celle que nous parvenons à inspirer aux citoyens de nos villes et villages.

Beaucoup l'ont dit et je l'ai vécu, cette campagne fut un moment de véritable engagement pour beaucoup d'entre nous. Rarement nous avons fait une campagne avec autant de proximité, à travers les actions de porte-à-porte, notre présence sur les marchés et dans nombre d'animations locales. Une formidable énergie a été investie dans cette campagne et ce n'est pas elle qui a été la cause de notre échec ce 25 mai 2014. Nous avons toutes et tous bien travaillé ces cinq dernières années, nos bilans parlementaires et gouvernementaux sont impressionnants, mais nous savons désormais que cela ne suffit pas. Rappelons-nous aussi que dès 2010, nous perdions le tiers des voix engrangées en 2009… Pour construire l'avenir, il nous faut d'abord bien comprendre et maîtriser notre passé. Il est temps de faire le bilan des dix dernières années, d'en relever ce qui a été positif comme d'identifier ce qui ne l'a pas été. Et cela ne peut se faire qu'avec la participation la plus large et laplus active des militants de notre parti !

Quant à moi, je suis disponible pour participer à cet effort collectif, pour à nouveau reconstruire ensemble cette force politique tellement nécessaire (on risque malheureusement de s'en rendre compte avec effroi ces cinq prochaines années), ce parti qui se veut de propositions et de solutions concrètes et innovantes. Personne ne dispose de la vérité à lui tout seul, personne ne peut nous imposer sa vision, personne ne possède à lui seul les réponses aux questions qui nous assaillent aujourd'hui.

Parce qu'une terre plus verte et un monde plus juste constituent notre finalité, ayons le courage de prendre nos responsabilités !

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3 Comments

  1. Depuis 30 ans, Ecolo a progressivement insinué ses idées dans les tissus sociaux. Beaucoup ont été récupérées d'une façon ou d'une autre par d'autres formation politiques. Ne désepérons donc pas, inventons en d'autres. Et puis, il y a des façons d'expliquer. Expliquer de multiples fois avec des mots que le photovoltaïIque crée de l'emploi n'est pas suffisant. Visualiser les fonderies de verre, la production des différents éléments, les ouvriers de la filière au travail, les résultats économiques au compteur aurait eu peut-etre plus de force face aux jérémiade de ceux qui se sont plaints d'un changement de contrat d'un rapport sans commune mesure avec l'économie réelle.

  2. Fernand Antonioli dit :

    IL y a plusieurs manières de réagir en cas de coup dur, l'une d'entre elle consiste à se plaindre de ce qiui s'est produit; l'autre d'en tirer les leçons ( toutes les leçons … ) et de réagir. Cette déroute peut nous affaiblir mais elle peut  aussi nous renforcer. En tous cas, il reste un terrain ou nous gardons toute notre légitimité, c'est le terain communal. C'est aussi le terrain qui est le plus proche des citoyens. Nous pouvons nous renforcer et surtout construire une communication , une image plus populaire. Nous pouvons apprendre à mieux parler la langue des petites gens et à nous faire les portes paroles de leurs préocupation. Nous avons un programme qui tient la route mais nous communiquons mal vers le grand public. Par ailleurs la sensibilité principale du grand public, c'est l'emplois, les revenus, le social et l'économique. C'est un terrain où nous sommes peu visibles et où nos positions paraissent ambigues. Nous devons redevenir le parti qui apportait l'espoir de jours meilleurs, Cela suppose une vision à long terme mais aussi de réponses à court terme. Et in fine, i! faut valoriser notre travail et nos réalisations, aujourd'hui plus que jamais. Il ne suffit pas de faire mais de faire connaitre et d'expliquer clairement que l'on fait.

  3. Fernand Antonioli dit :

    IL y a plusieurs ma

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