Très vite après mon entrée en fonctions comme parlementaire, je me suis intéressé à ce dossier. M'inscrivant ainsi dans la continuité du travail entamé par mon parti sous la précédente législature…
De quoi s'agit-il ?
Afin de développer une infrastructure capable d'accueillir des manifestations sportives et culturelles de grande envergure en région liégeoise, le précédent gouvernement (singulièrement le ministre Daerden) a échafaudé un montage complexe réunissant la province, l'intercommunale SLF et la communauté au sein d'une société commerciale (Société de gestion de Bois Saint Jean) chargée de faire vivre cette structure… Admettons même que cette société ne produise pas d'intérêts, au minimum elle est sensée équilibrer ses comptes. La communauté à hauteur d'un million d'euros et la province à hauteur de 750.000 € financent chaque année cette société en échange de la faculté d'utiliser quelques jours sur l'année cette infrastructure. Signe clair du soutien important desdits pouvoirs publics.
En outre, un partenariat a été conclu avec une société privée (Covadis) pour l'organisation des manifestations sportives et culturelles, ceci afin de rentabiliser cette salle. Partenaire privé qui fin 2010 a mis un terme unilatéralement à cette collaboration.
Malgré les propos rassurants au moment de mettre en oeuvre ce montage, les pertes s'accumulent d'année en année au point qu'actuellement on estime la perte cumulée à plus d'un demi million d'euros. Précisons qu'on attend l'approbation des comptes par l'assemblée générale pour considérer ces chiffres comme définitifs et officiels.
La situation est telle qu'on peut envisager la liquidation de cette société (mise en faillite), au regard du droit des sociétés… Mais cela aussi risque de coûter très cher aux pouvoirs publics, de par l'entrelacement de conventions et obligations mutuelles diverses mises au point sous l'autorité du Ministre Daerden…
Parmi toute une série de comportements qui posent question, il y a évidemment la légèreté avec laquelle la gestion de cette société commerciale (même si les capitaux sont d'origine publique) a été effectuée.
Oui, je dénonce.
Oui, je considère que la responsabilité de ceux qui ont monté cet invraisemblable assemblage et de ceux qui n'ont pas été à la hauteur gestionnaire requise est clairement engagée et qu'ils devront rendre des comptes. N'en déplaise à ceux-là qui voudraient que l'on taise, que l'on cache, qu'on laisse tout cela en l'état et que finalement les pouvoirs publics continuent de combler les abysses creusés par d'incorrigibles incompétents sans demander de comptes à ceux-ci… Je continuerai donc à suivre ce dossier, à réclamer que chacun prenne ses responsabilités et, donc, à faire mon boulot de parlementaire…