On ne m'a pas demandé mon avis, mais je le donne…

…Quelques traces…

   Mai 27

Lettre ouverte à mes compagnes et compagnons de luttes au sein d’ECOLO

Bonjour à toutes et tous,

Tout d'abord merci à ceux qui ont soutenu et participé à la campagne d'ECOLO pour les élections de ce 25 mai 2014. Merci, sincèrement, à celles et ceux qui ont voté pour ECOLO, pour notre programme et nos candidats. Merci aussi à ceux qui, en plus, m'ont témoigné leur confiance en rougissant le petit rond blanc en face de mon nom, sur la liste Europe.

Le résultat n'est pas à la hauteur de ce que nous espérions, inutile de s'en cacher ou d'annoncer qu'à tel ou tel endroit c'est un peu moins ou un peu plus… L'échec est là, il est général et il est significatif. Chacun d'entre nous est un peu sonné."Gueule de bois" est l'expression la plus entendue parmi nous ce lundi. C'est normal, d'autant que les conséquences humaines, sociales et politiques de cet échec vont se faire ressentir durement, parmi nous, certes, mais aussi, surtout, parmi la population, singulièrement les plus fragiles de nos concitoyens. Et ceci pendant 5 années qui risquent d'être longues. Nous devrons être aux côtés de ceux-ci et tenter de construire la société de la prospérité partagée avec eux en usant des moyens dont nous disposons encore : notre présence sur le terrain local, dans les associations, sur les terrains de luttes et de solidarité est plus que jamais essentielle…

manifEurope

Il nous reste une autre responsabilité à exercer : nous avons la capacité d'apprendre de nos échecs, nous l'avons prouvé par le passé. Nous avons la capacité de porter une analyse sans concessions, sans faux-fuyants, sans tergiversations, afin à la fois de bien prendre la mesure de ce qui s'est passé, de nos responsabilités individuelles et surtout collectives, des erreurs que nous avons pu commettre, des aveuglements parfois sur nous-mêmes et notre manière de "faire de la politique".

Ce n'est pas notre bonne volonté qui est ici en cause, mais notre efficacité. Ce ne sont pas nos idées ou nos projets qui sont en cause, mais notre manière, parfois, de les porter vers nos concitoyens. Un échec de ce type est toujours lié à des causes diverses (multifactorielles) et trouve sa source aussi bien dans des éléments exogènes (contexte) qu'endogènes (où notre propre responsabilité est engagée). Ayons le courage d'aborder cela sereinement mais fermement. C'est là que nous puiserons notre capacité à "rebondir" durablement, à retrouver le chemin de la confiance. Celle que nous nous devons à nous-mêmes et entre nous, mais aussi celle que nous parvenons à inspirer aux citoyens de nos villes et villages.

Beaucoup l'ont dit et je l'ai vécu, cette campagne fut un moment de véritable engagement pour beaucoup d'entre nous. Rarement nous avons fait une campagne avec autant de proximité, à travers les actions de porte-à-porte, notre présence sur les marchés et dans nombre d'animations locales. Une formidable énergie a été investie dans cette campagne et ce n'est pas elle qui a été la cause de notre échec ce 25 mai 2014. Nous avons toutes et tous bien travaillé ces cinq dernières années, nos bilans parlementaires et gouvernementaux sont impressionnants, mais nous savons désormais que cela ne suffit pas. Rappelons-nous aussi que dès 2010, nous perdions le tiers des voix engrangées en 2009… Pour construire l'avenir, il nous faut d'abord bien comprendre et maîtriser notre passé. Il est temps de faire le bilan des dix dernières années, d'en relever ce qui a été positif comme d'identifier ce qui ne l'a pas été. Et cela ne peut se faire qu'avec la participation la plus large et laplus active des militants de notre parti !

Quant à moi, je suis disponible pour participer à cet effort collectif, pour à nouveau reconstruire ensemble cette force politique tellement nécessaire (on risque malheureusement de s'en rendre compte avec effroi ces cinq prochaines années), ce parti qui se veut de propositions et de solutions concrètes et innovantes. Personne ne dispose de la vérité à lui tout seul, personne ne peut nous imposer sa vision, personne ne possède à lui seul les réponses aux questions qui nous assaillent aujourd'hui.

Parce qu'une terre plus verte et un monde plus juste constituent notre finalité, ayons le courage de prendre nos responsabilités !


   Mai 22

Développer la créativité et l’innovation, c’est bien mais cela ne suffit pas…

Créativité et innovation, ces deux termes sont aujourd'hui évoqués comme la formule miracle qui va sauver notre société industrielle en déclin. Certes les concepts d'innovation et de créativité sont plaisants, séduisants, même, mais il sont avant tout des outils et une méthodologie à installer pour réussir une finalité et des objectifs… S'ils ne sont qu'un élément parmi d'autres de la stratégie à mener pour opérer à la transition de notre société actuelle vers une société plus ouverte, plus inclusive, plus juste, plus respectueuse des limites de notre planète, bref plus "verte", ils méritent toutefois d'être correctement nourris sous peine de n'être que de vagues incantations parfaitement stériles…

La majorité politique qui a géré la Wallonie ces 5 derrnières années s'est imprégnée de ces concepts. Le parlement wallon, à l'initiative conjointe de ma collègue Joëlle Kapompole (PS) et moi a procédé à de multiples auditions d'acteurs de terrain se revendiquant de la créativité et de l'innovation au cours de l'année 2013. J'ai signé le rapport rédigé suite à ces auditions. Nous avons ensuite proposé au vote une résolution appelant le gouvernement wallon (celui qui émergera des élections de mai 2014) à maintenir et amplifier les efforts en cette matière… Le vote fut unanime, mais ne nous leurrons pas, l'intérêt réel pour ces thématiques n'est pas très développé. Bref, il reste du boulot pour "sortir du cadre" (cf. Paul Watzlawick)…

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Au cours du débat précédant ce vote, j'ai voulu rappeler quelques éléments qui me semblent souvent oubliés. La nécessité d'inscrire la créativité et l'innovation de façon transversale dans l'ensemble des politiques menées. L'obligation d'envisager ces concepts plus largement que des moteurs à la création de nouveaux produits, de nouveaux process ou de nouvelles filières technologiques… Priorité à l'innovation sociale ! Comment nous organisons-nous ? Quelles formes d'organisations choisissons-nous pour développer l'intelligence collective ? Comment faisons-nous travailler (dans notre pays si compartimenté entre divers niveaux de pouvoir) les divers acteurs politiques, sociaux, culturels, ???

Les enjeux du réchauffemnt climatique, de la perrte de biodiversité et de l'accroissement des inégalités et des exclusions sont les balises qui doivent orienter nos efforts tant en matière de créativité et d'innovation… La stratégie du développement durable est la matrice qui donne sens aux efforts à produire…

Pour ceux qui le souhaitent, l'entièreté de mon intervention est disponible sur ma chaîne Youtube en suivant ce lien… Notez que c'était aussi ma dernière intervention au Parlement Wallon où j'ai exercé ces 5 derrnières années. Une certaine émotion, donc…

 


   Mai 09

Mes conclusions du séminaire « Quel redéploiement industriel et économique en pays de Liège ? » du 7 mai 2014.

Des nombreux témoignages et expériences qui nous ont été confiées ce soir, il ressort la nécessité absolue de développer une vision et une méthode. Une vision nous permet d'orienter notre travail, de fixer des objectifs. Elle ne peut qu'être innovante, créative et créatrice de cohérence et de mobilisation de tous les acteurs concernés. La méthode doit privilégier la cohérence et l'articulation entre tous ces acteurs. Ces dernioers, sont aussi bien TOUS les niveaux de pouvoirs (nombreux dans notre architecture institutionnelle belge), mais aussi les autres acteurs économiques, culturels, sociaux, associatifs, environnementaux, et autres, mais encore la population. Le développement d'une société, d'une région, ne se fait ni contre, ni sans, la participation active de toutes les couches de la population.

Des balises sont nécessaires. Nous devons prendre en compte les multiples dimensions économiques (créer de la prospérité et la distribuer équitablement), culturelles (patrimoine, identification des personne à un territoire, conscience d'un destin commun, ouverture à l'autre), sociales et environnementales. Ceci concerne ce qui existe et ce que nous voulons créer mais aussi comment nous voulons le créer. La méthode pour être efficace doit intégrer la complexité de nos écosystèmes. Il est utile d'aller voir ailleurs ce qui se fait et de nous inspirer des expériences, tentatives, réussites et même échecs des autres. De nombreux exemples peuvent nous inspirer. Belval, la Ruhr, Bilbao, Hessen… S'inspirer ne signifie pas simplement « copier-coller »… S'inspirer c'est aussi imaginer, anticiper ce qui est à faire en tenant compte de la ligne du temps (court, moyen et long terme)

L'avenir ? Une économie circulaire et collaborative.

Nous devons donc relever trois grands défis pour redéployer notre économie et notre industrie :

– répondre aux défis énergétiques (comment alimenter notre outil de production/consommation) en se donnant des objectifs ambitieux de production d'énergie renouvelable ;

– assurer le mobilité non seulement des personnes et des marchandises mais aussi des données (numériques), des énergies et des matières ;

– impliquer tout les acteurs tant ceux qui se trouvent à l'interne d'une entreprise (travailleurs sous leurs divers statuts, consultants , propriétaires) ou d'un secteur d'activités que ceux qui y sont périphériques (voisins, pouvoirs publics, etc.)

A propos de ce dernier défi, n'oublions pas que l'expertise n'est pas seulement le fait d'experts désignés comme tels. Il y a une expertise des acteurs de terrain, une expertise populaire, même, qui est un gisement trop souvent inexploité. La diversité de ces acteurs et des ressources nécessaires est un fait, la complémentarité entre ces acteurs et ressources, par contre, est à créer. Si nous voulons que l'intelligence devienne notre matière première, il nous faudra structurer cette intelligence de manière à ce qu'elle soit collective. Un des paradigmes de l'économie classique est la concurrence, il sera nécessaire de s'orienter bien plus vers la coopération et la collaboration.

L'enjeu du financement est crucial en cette période de crise. S'il faut évidemment rendre de l'efficacité aux outils classiques de financement (banques, fonds d'investissements privés et publics), il est urgent également de développer de nouvelles idées, comme la mobilisation de l'épargne et la création de monnaies complémentaires à l'Euro.

L'enjeu de la gouvernance est également crucial. Relevons à cet égard un élément : la notion d'exemplarité des services publics, à la fois dans la qualité de la gouvernance, l'accueil des porteurs de projets (entreprises, associations, individus) et la lisibilité des législations. A cet égard le CoDT fait figure de piste dont il faudra s'inspirer. Cette bonne gouvernance est essentielle tant au niveau européen que fédéral, régional ou communal.

Enfin, développer l'innovation et la créativité, c'est savoir à l'occasion, prendre des risques et « sortir du cadre »…


   Avr 30

Créer des entreprises en mobilisant l’épargne

CN_bilan_pret_proxiCela a été une de mes constantes durant ces 5 années au Parlement Wallon : le développement des PME et de l'économie par ces PME. Ancien inrépendant moi-même, je peux dire que j'ai goûté à ce métier et que j'en connais à la fois les bonheurs et les difficultés.

C'est ainsi, à titre d'exemple, que j'ai porté la proposition d'un centre pour entreprises en difficultés (mis en oeuvre aujourd'hui et qui fonctionne), la proposition de soutenir les PME qui veulent améliorer leur usage des matières premières et des ressources naturelles en général (énergie, eau, air, …) ou encore la nécessité de l'innovation et de la créativité (j'y reviendrai plus tard).

La question du financement de la création ou de la croissance des PME est une question récurrente et très préoccupante surtout en période de crise. Alors que le volume de l'épargne atteint des sommets jamais atteints auparavant, la question d'une mobilisation raisonnable (pas question de soutenir les folies boursières ou spéculatives, évidemment) de ces ressources est clairement posée. Des expériences en Hollande et en Flandre (sous les étiquettes "Tante Agathe" ou "Win-Win") m'ont inspiré pour proposer un dispositif que le gouvernement s'est engagé à mettre en oeuvre : le "Prêt Proxi"… Avec des avantages fiscaux raisonnables pour inciter ceux qui le peuvent de "jouer le jeu".

Précisons que les entrepreneurs bénéficiant de ce prêt peuvent développer tant des entreprises classiques que relevant du secteur de l'économie sociale ou même des ASBL…

On rencontre en Wallonie de plus en plus de jeunes (ou même moins jeunes) entrepreneurs qui veulent "faire quelque chose" et qui débordent d'idées, de projets et d'initiatives… C'était donc le bon moment pour développer l'initiative de ce "Prêt Proxi".

Pour ceux qui veulent en savoir plus, le texte de ma proposition de décret se trouve ici. Enfin, merci à mes collègues d'avoir cosigné ce texte pour lui apporter plus de poids politique…


   Avr 30

Les logiciels « open source », c’est + de liberté et + de sécurité…

CN_tribune_PWIl y a peu Microsoft indiquait son intention puis sa décision de ne plus supporter WinXP (Windows XP). Des centaines de milliers de PC fonctionnent pourtant encore grâce à ce système d'exploitation qui fut un grand succès commercial…

Comme reponsable politique wallon (parlementaire) je me suis inquiété des effets de cette décision sur le parc informatique de l'administration wallonne… J'ai donc interrogé Rudy Demotte, Ministre-Président de la Wallonie sur les conséquences de cette décision d'une multinationale qui non seulement est propriétaire du code de ce logiciel, mais se comporte en propriétaire des ressources d'un pouvoir public. Dans le même temps je ne peux m'empêcher de recommander le recours aux "logiciels libres" en alternative à une simple mise à jour dudit Windows.

En effet, la nécessité de "passer à autre chose" que WinXP est une formidable opportunité de favoriser une autre dynamique.

Les avantages de ce choix sont nombreux :

  • + de sécurité pour les systèmes ainsi équipés
  • + de durabilité des investissements consentis (hardware, p.ex.)
  • + de transparence
  • + de liberté
  • + de créativité
  • + de développement économique local

Sans compter la valeur de l'exemple et la contagion culturelle à travers les fonctionnaires/utilisateurs qui par la suite se réfèrent à ces compétences nouvelles dans leurs choix d'équipement personnel ou la diffusion qu'ils exercent chez leurs proches.

La réponse du Ministre-Président est basée sur les rapports des "experts" de l'administration. Manifestement ceux-ci ont du mal à sortir de leurs habitudes, ils recommandent la mise à jour ves Win7. Le Ministre-Président ne se montre donc pas très entreprenant, mais au moins ouvert, à titre personnel, à la démarche… Ce qui m'intéresse, bien plus que sa préférence personnelle, c'est son engagement de responsable public. A cet égard son attitude est nettement trop timorée, de mon point de vue.

C'est bien évidemment une occasion manquée et nous devrons rester vigilent à l'avenir tout en continuant à exercer un exigence d'ouverrture et appuyer sur les avantages d'une mutation dans ce domaine… Il n'y a pas de raisons que les pouvoirs publics wallons se rendent systématiquement otages d'une multinationale américaine !

L'intervention intégrale se trouve sur ma chaîne Youtube… https://www.youtube.com/watch?v=eKVpwdPGRic. Une série de commentaires fleurissent sur FB…

Cette intervention s'est déroulée le 25 avril dernier… Jour de l'anniversaire de la révolution des oeillets, l'occasion de rappeler les vertus de l'émancipation et de la recherche permanente de libertés nouvelles… Mais en Wallonie, c'est la "révolution des oeillères" comme le disait avec malice mon copain Jean-François…


   Avr 11

De l’inconstance à l’inconsistance.

 

Le gouvernement fédéral et singulièrement le ministre cdh Wathelet porte un projet de contrat de gestion de belgocontrol (organisme chargé du contrôle aérien au dessus de la Belgique) pour le moins surpenant à certains égards.  En effet dans la partie qui fixe les tarifs appliqués aux aéroports présents sur le sol belge, une différenciation sensible est établie entre les aéroports régionaux et l'aéroport dit "national". Pourquoi pas. Mais le mécanisme initié aura pour effet d'encourager l'arrivée des avions les plus modernes donc les moins bruyants à Zaventem et complémentairement d'encourager l'arrivée des avions les plus bruyants vers les aéroports régionaux (Liège et Charleroi)… Pour monsieur Wathelet et ses collègues (y compris wallons) du gouvernement fédéral,  la Wallonie peut être une poubelle sonore aéroportuaire.

Inconstance ? En effet, depuis 10 ans un autre ministre cdh met en oeuvre une politique radicalement différente décidée par un gouvernement socialiste-libéral-écologiste. L'interdiction des avions les plus bruyants s'est accompagnée d'une politique équilibrée entre le financement d'infrastructures destinées au développement économique et l'accompagnement des riverains victimes de ce développement.

Inconsistance ? En effet,  les moyens consacrés à cette double politique ont été particulièrement importants : 1 milliard sur 15 ans, c'est un effort unique dans l'histoire de la Wallonie. Mettre en danger les résultats d'une politique qui a mobilisé autant de moyens relève de fait de l'inconsistance mais aussi du mépris pour tous ceux qui ont participé courageusement à un effort équilibré. Bref se sont tenus aux termes d'un compromis durement négocié.

Cette rupture unilatérale de la part du ministre Wathelet risque de réanimer un conflit inutile en ces temps de crise budgétaire,  financière, économique, sociale et culturelle.

Après les déclarations contradictoires entre ministres cdh sur la décision du gouvernement fédéral d'exclure 50000 jeunes wallons du droit à une allocation d'insertion ou les contradictions entre membres bruxellois et wallons du cdh à propos de l'interdiction de signes dits convictionnels pour les fonctionnaires publics en contact avec le public, on peut réellement s'interroger sur la constance et la consistance de ce parti politique aux abois.

Ce vendredi 11 avril 2014 en séance plénière du parlement wallon, j'ai interrogé le ministre chargé de la politique aéroportuaire sur son analyse et sa stratégie suite à ce projet défendu par son collègue de parti. Sa réponse indiquant qu'il se repose sur un ancien accord fixant lesdits tarifs pour être rassuré sur le fait qu'ils ne seront jamais applicables ne manque pas de sel. L'expérience des rapports de force entre gouvernements fédéral et régional par exemple sur la trajectoire budgétaire de la Wallonie ne permet aucun optimisme à cet égard.

 

 

 

 

 

 


   Mar 11

De la Wallonie à l’Europe

Soyons clairs, mon premier choix était de prester un second mandat au Parlement Wallon, le travail que j'y ai entamé il y a 5 ans méritait d'être continué et amplifié. D'autres devront prendre le relais puisqu'une majorité de membres d'ECOLO Huy-Waremme en a décidé autrement le 25 novembre derrnier. Inutile de revenir sur cet épisode si ce n'est pour remercier toutes celles et tous ceux (vraiment très nombreux) qui m'ont témoigné avec force et sincérité leur soutien dans ce moment qui n'a pas été facile à vivre. Aujourd'hui, je veux aller de l'avant. C'est pourquoi j'ai proposé aux instances d'ECOLO de figurer sur la liste des candidats à l'Europe. Là où ils l'estimaient le plus approprié. Le parlement interne du parti a validé la suggestion de la direction de me voir occuper la troisième place effective. C'est un témoignage de confiance. C'est un combat à mener. C'est un défi comme je les aime.

L'Europe, dès le départ, c'est le choix de la paix et du développement. L'Europe ces dernières années, c'est une grande déception qui se répète et s'amplifie. Déception parce que les choix tant de la commission que du conseil des Ministres sont le plus souvent orientés par une conception dogmatique libérale, qui tente de nous faire croire que "le marché" va tout régler. Cette vision ne résiste pas à la confrontation avec la réalité, avec les aspirations des femmes et des hommes qui peuplent l'Europe à plus de prospérité, à plus de solidarité, à plus d'humanité, pour nous qui vivons aujourd'hui mais aussi pour ceux qui nous suivront sur notre planète…

Je veux affirmer ici et durant toute la campagne que cette déception ne peut être une fatalité. Je veux porter le message qu'une autre Europe est possible. Je veux porter les propositions des écologistes pour faire de cette Europe notre complice pour plus de justice, plus de bien-être, plus de solidarité, plus de protection des plus faibles parmi nous…

 


   Nov 08

« Relancer l’économie »

Le consensus a l'air total autour de ce concept. Sans doute poussés par la situation de crise profonde et les caractéristiques les plus visibles de cette crise, bon nombre de politiques, d'économistes et autres acteurs concernés par le devenir de notre société, pensent avoir trouvé dans ce slogan la formule magique à évoquer pour tenter de faire croire qu'ils peuvent maîtriser la situation et construire l'avenir, bref donner de l'espoir à notre population.

Quelle illusion !!!

Car « relancer » l'économie sans en changer radicalement un grand nombre de caractéristiques, sans réorienter les programmes et objectifs sera une échec et amplifiera même ce dont nous souhaitons tous sortir. Ce que nous vivons n'est pas seulement une crise budgétaire et économique supplémentaire, c'est aussi une crise sociale (la perte de liens et de solidarités est gigantesque), une crise de confiance dans notre destin commun, une crise du climat (le GIEC par exemple vient encore de nous le rappeler), une crise de la biodiversité mais aussi (ce n'est que très rarement évoqué) une véritable crise culturelle et d'identité…

 

S'il veut soigner un malade, un médecin pose d'abord un diagnostic sûr et complet, consulte éventuellement des collègues aux expertises complémentaires, procède à diverses analyses… Il en va de même pour les sociétés malades, nous devons, collectivement, poser un diagnostic fiable et qui prend en compte les multiples dimensions de nos sociétés. Et c'est ce qui se passe à travers les diverses études du GIEC, de certaines ONG, la prise en compte de certains indicateurs comme l'évolution du niveau de pauvreté, ou des écarts entre hauts et bas revenus, ou simplement en observant l'évolution des budgets publics. Cette démarche est éminemment politique… Puisqu'il s'agit d'ancrer dans le réel notre regard et les propositions de solutions que nous portons…

L'exigence première : la cohérence.

Si nous portons un regard sur notre monde qui s'ancre dans le réel et donc prend en compte sa complexité, nous ne pouvons nous contenter d'agiter quelques simplismes en tentant de faire croire que l'on sera efficace. Je ne peux donc me satisfaire de slogans vantant « la relance ». Je suis au contraire persuadé que si le moteur de notre économie est en panne et crache de nauséabondes fumées noires et in fine nous conduit dans le mur, c'est bien parce qu'il n'est pas le bon moteur adapté à notre véhicule… Autrement dit, quand une société produit à ce point de l'exclusion sociale, des inégalités entre ses membres (inégalistés qui d'ailleurs s'accroissent avec la crise), des risques majeurs pour la survie de notre humanité sur cette planète, quand l'économie telle qu'elle fonctionne depuis de très nombreuses années est le vecteur essentiel de ces inégalités, de ces exclusions et de ces atteintes graves à notre planète (or, rappelons que nous n'en avons pas d'autre à notre disposition), c'est que cette manière là de faire de l'économie n'est pas la bonne.

Relance ? Non : réorientation radicale (en revenir aux racines)…

L'exigence est donc de faire de l'économie autrement et avec d'autres objectifs… Ce n'est d'ailleurs pas un constat ou une proposition totalement nouvelle. Rappelons-nous que devant les dérives de la société industrielle naissante durant le 19ème siècle, certains penseurs proposaient en alternative au capitalisme classique qui inscrit l'économie dans une compétition sans fin, de favoriser plutôt des modes de production et de développement économique basés sur la coopération. D'autres encore proposaient de prendre comme référence non pas « la » demande (identifiée par « le » marché) mais des besoins des populations pour accéder au bien-être. Que l'on évoque les besoins primaires comme se nourrir, se chauffer (surtout sous nos climats dits « tempérés »), se loger, se soigner ou être connectés à nos semblables (« l'homme est un animal social ») ou des besoins plus liés au confort de vie ou à des enjeux plus facultatifs mais néanmoins tout aussi légitimes…

Positifs et volontaires…

Le véritable enjeu de notre temps si nous voulons sortir de ces multiples crises, c'est bien de changer le moteur de notre économie, et ceci dans une logique de transition. Ce n'est pas l'immobilisme ou le conservatisme et ce n'est pas non plus la révolution (l'histoire nous indique le cortège de catastrophes humaines que provoquent les révolutions qui s'inscrivent trop souvent dans des logiques de rupture, voire de violence). Cette transition doit nous amener à ne plus dépendre d'une consommation effrénée des énergies fossiles. Cette transition doit nous amener à produire de la nourriture, des logements, de l'équipement qui ne mettent pas en danger notre planète, une partie de l'humanité qui y vit ou même notre propre santé. Cette transitions doit permettre à toutes et tous d'y participer, d'être des acteurs impliqués et inclus dans le destin commun de notre humanité sur la planète terre. Cette transition doit permettre à ceux qui vivront sur cette même planète dans 20, 30, 50, 100 ou mille ans de pouvoir y vivre avec autant de bonheur que ce que nous souhaitons pour nous-mêmes…

 


   Mar 13

Mise à jour de playlist…

Après les années '80 (toujours dispo sur Deezer), voici ma sélection des années '90…


   Mar 12

Un Technology Assessment au Parlement wallon ? Oui !

Ce vendredi 8 mars 2013, avec quelques collègues, dont Joëlle Kapompole (PS), Anne-Catherine Goffinet (CdH) et Hervé Jamar (MR), nous organisions au Parlement Wallon un colloque international consacré à la démarche du Technology Assessment (processus démocratique d'évaluation et de choix des technologies). La volonté finale est de doter notre parlement de ce type de démarche.  Voici la version écrite de mon intervention (lorsque je suis à la tribune, je déteste lire et préfère faire vivre). Avec en prime la photo prise par Stéphane Vanden Eede. Merci à lui.

Bonjour à toutes et tous,

Permettez-moi d'insister sur ce « toutes », en cette journée internationale des droits des femmes. Merci aussi à vous toutes et tous d'être présents en cette « enceinte » parlementaire qui est un lieu de débats (de dénonciations, de propositions et d'échanges) mais encore un lieu de décisions. En effet, les décrets que nous votons ici s'imposent ensuite aux wallonnes et aux wallons dans leur vie quotidienne, leur capacité à entreprendre, à être protégés, à vivre sur leur territoire, etc. Bienvenue donc au cœur de la démocratie en Wallonie. Je suis particulièrement heureux de votre présence, car il me parait essentiel de continuellement vivifier la démocratie parlementaire par des séquences participatives avec la société civile, comme ce jour. C'est une habitude à développer et diversifier.

Ce jour est important également parce qu'il est un jour de naissance d'une expérience et d'un processus.

Expérience dont nous espérons qu'elle suscitera une large adhésion parmi nos collègues parlementaires. Reconnaissons que ces derniers ne sont pas très nombreux aujourd'hui. Ce n'est pas une surprise, c'est pourquoi nous voulons mener un véritable travail de « contagion culturelle » à travers les midis du TA dont le principe et les traits principaux ont été esquissés par monsieur Pierre Delvenne plus tôt dans cette matinée.

Le Technology Assessment (TA) est un processus que nous voulons implémenter durablement en Wallonie, c'est pourquoi nous souhaitons une large adhésion de nos collègues avant de procéder au vote l'installant un  en Wallonie. C'est pourquoi, nous avons décidé de consacrer du temps à ces midi du TA au Parlement Wallon. La méthode ainsi définie nous semble propice à plus d'efficacité qu'un simple vote au bout d'un débat classique pour rencontrer cet objectif de durabilité.

A l'heure où la Wallonie se mobilise pour réussir son rendez-vous avec le développement durable et/ou la 3ème révolution industrielle, il est essentiel que nous, parlementaires, nous dotions des meilleurs instruments pour évaluer les choix technologiques qui se posent à nous. Nous ne pouvons (ce n'est d'ailleurs pas souhaitable) être des experts de chaque matière scientifique ou technologique, mais nos décisions en lien avec ces matières doivent s'éclairer par les rencontres, les échanges et les débats avec ceux qui ont développé et développent l'expertise nécessaire à cette compréhension. L'exigence est forte, car il ne s'agit pas de simplifier ce qui est complexe, mais de le rendre accessible. L'exigence est aussi urgence, parce que notre monde se situe aujourd'hui au carrefour de crises multiples.

Notre responsabilité de politiques est directement engagée par ce contexte difficile, merci de nous aider à voir clair, merci de votre présence nombreuse qui en soi est déjà un signal positif, un encouragement pour les absents d'être bientôt présents mais aussi une incitation à redoubler d'efforts pour nous convaincus de la nécessité de la démarche. Merci enfin pour tous les apports très intéressants qui émaillent cette journée.

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